شعيب بغادى / الصحفي و الكاتب المغربي

الإثنين,أبريل 14, 2008


 

Un rapport européen accuse le Polisario
Les enfants sahraouis livrés à la prostitution à Cuba

L'économie Cubaine profite de cette main d'œuvre enfantine et gratuite; dans les fabriques de cigares; dans les champs, dans les maisons particulières où les petites filles servent de domestiques et sont livrées à la prostitution.

Abdellatif Mansour


• Des enfants sahraouis dans le camp de Tindouf. Triste avenir.

L'un des aspects les plus pénibles de “l’affaire du Sahara”, est celui des milliers d’enfants sahraouis déportés à Cuba dès l'âge de 7 ou 9 ans, sous couvert d'éducation et sans l'assentiment de leurs parents dont ils sont séparés pendant 10 à 15 ans.
Sur les conditions de déportation et de séjour de ces enfants, Mme Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe “petite fille" à l'UNESCO, a rédigé un document accablant, au terme de ses nombreux déplacements, où elle fut accompagnée de Mme Francine Henrich, ancienne ambassadrice de la Communauté européenne et représentante permanente de l’Alliance internationale des femmes (AIS) auprès de l'UNESCO.
D'entrée de jeu, la délégation informe ses interlocuteurs qu'ils doivent éviter de parler des problèmes politiques entre le Maroc et le Polisario. Seuls leurs témoignages sur leurs circonstances de départ et leurs conditions de vie à Cuba sont pris en compte par les membres de la délégation.
Il est dit explicitement dans ce rapport que “dans les camps de Tindouf règne un régime de terreur, contraignant et spartiate", avant de livrer les récits qui confirment les faits relatés.

Viols

Mais pire est le sort des enfants déportés à Cuba. À leur arrivée les frères et sœurs sont séparés et envoyés sur “l'île de la Jeunesse" où ils se retrouvent dans des baraquements spécifiques.
Les instructeurs sont sahraouis et cubains: ils enseignent l'espagnol, l'idéologie marxiste-léniniste, l'instruction militaire avec maniement des armes pour les filles comme pour les garçons, l'apprentissage de la guérilla. Par ailleurs, l'économie Cubaine profite de cette main d'œuvre enfantine et gratuite; dans les fabriques de cigares; dans les champs, pour la récolte des fruits et légumes et de la canne à sucre; dans les maisons particulières où les petites filles servent de domestiques, et sont livrées à la pédophilie et à la prostitution.
Il arrive souvent qu’elles soient violées dans les champs par des Cubains.
Le rappot cite des cas précis: “Deux jolies petites filles de 10 ans avaient subi l'école n°3, c'est à dire: enfermées seules, sans nourriture pendant plusieurs jours dans une pièce, un gentil monsieur vient leur apporter à manger et passe la nuit avec elles, le lendemain un autre homme et ainsi de suite pendant 3 mois”.
L’une des deux petites filles a eu droit à un paragraphe différencié sur son clavaire: “Deux accompagnatrices, l'une sahraouie, l'autre cubaine, l'ont emmenée dans des hôtels et des boîtes de nuit à Santa Clara et à La Havane, où enivrée et droguée pour la rendre plus docile elle a été obligée de danser nue sur les tables devant des touristes espagnols, allemands, canadiens, américains, car certaines agences touristiques proposent dans le “package" de leur séjour à Cuba la possibilité de la mise à disposition de 3 enfants par jour”.
À 22 ans, les enfants déportés sont enfin renvoyés à Tindouf. Pour les petites filles, c’est déjà un âge trop avancé pour qu’elles soient livrées à la prostitution.
Le rapport révèle que des garçons et des filles sont morts, contaminés par la syphilis et le sida. Les parents essaient en vain d'avoir des nouvelles de leurs enfants, ils envoient des lettres et de l'argent qui ne leur parviennent jamais.
Discrimination
Le rapport revient sur la vie quotidienne des séquestrés de Tindouf. Ils ne sont pas logés à la même enseigne. La discrimination se situe au niveau des circonstances de ralliement des camps.
Nous sommes en 1975. Il y a ceux qui y sont allés de leur propre gré. Et ceux qui ont été enlevés et conduits de force dans Lahmada.
Les deux catégories ne sont pas traitées de la même manière. Les premiers ont droit à une nourriture convenable, à des soins médicaux et des médicaments; les femmes des dirigeants des structures de base du Polisario s'offrant même le luxe d'accoucher à l'étranger.
Sur le traitement réservé aux Sahraouis de la deuxième catégorie, particulièrement les femmes, voici quelques échantillons des témoignages recueillis par la délégation et cités dans le rapport:
“Levée à 4 heures du matin, elle devait déposer son bébé dans une crèche après l'avoir nourri, l'autre enfant de 5 ans dans une école très éloignée, avant de rejoindre son lieu de travail jusqu'à la nuit. Son lait tournait, elle avait des abcès aux seins et ne pouvait nourrir le bébé alors que la nourriture est très rare. Elle n'avait que quelques heures de repos avant de recommencer le lendemain, même très fatiguée et souffrant d'anémie après son accouchement”.
Il y a beaucoup de décès de mères et d'enfants pendant les accouchements car il n'y a peu de médecins.
On compterait, d’après le rapport, une moyenne de 7 décès de bébés par jour et par dyssentrie, car on leur donne souvent du lait périmé.

Sévices

Pour cause de mauvais équilibre nutritif, les enfants sont rachitiques. Il n'y a pas de vaccinations contre les maladies infantiles. Les médicaments distribués sont périmés, les soins médicaux ne sont pas adaptés. Les dons de sang sont imposés. En cas de désobéissance, les récalcitrants s’exposent à des sévices corporels relevés et décrits dans le rapport:
“Être attachée les mains dans le dos à un poteau en plein soleil pendant 18 heures consécutives.
Subir la fellga: les pieds attachés sur une planchette, la tête en bas durant huit heures, on frappe sur les pieds avec un bâton. Ensuite on ne peut plus se tenir debout.
Pour les filles, c’est le viol collectif quelques fois devant toute la famille, père, mère, frères, sœurs”.
Les Khmers rouges du sinistre Pol-Pot n’auraient pas fait mieux. Etre marié à une jolie femme est un gros risque, surtout si celle-ci plaît à un dirigeant du Polisario. Lorsque le malheureux mari fait de la résistance, la sanction tombe sans autre forme de procès: la prison, la torture et le divorce forcé.
L’idéologie du Polisario veut que les femmes soient avant tout des reproductrices. Les méthodes contraceptives sont interdites, pour trois objectifs: augmenter les effectifs du Polisario; gonfler les chiffres des réfugiés; quémander plus d’aide humanitaire. Laquelle aide est détournée pour maintenir le train de vie des pachas du Polisario.